Au commencement il y avait…

Mais la véritable émergence des infrastructures virtuelles a débuté dans les années 2000. Les espaces de stockage devenant de plus en plus importants, les ressources logicielles de plus en plus gourmandes et les évolutions logicielles et matérielles si rapides ont fait naître un besoin de partage de l’architecture.
Des technologies différentes au service de performances variables
Pas de dogme ni de règles établies en ce qui concerne la virtualisation mais des technologies différentes selon les besoins et les usages de chaque entreprise.
Des entreprises qui ont tout à y gagner
La grande majorité des serveurs en entreprise utilisent 10 à 15 % des ressources matérielles de la plate-forme !
Partant de ce constat, la virtualisation peut apporter un gain significatif en termes de coût par le simple regroupement de plusieurs serveurs sur une même plate-forme.
La concentration des services sur une seule plate-forme peut faire craindre le pire en cas de panne matérielle... Mais au contraire, moins de machines ne signifie pas moins de disponibilité, car la virtualisation des serveurs va permettre une redondance des services à moindre coût !
On pourra monter des solutions dites de "haute disponibilité" plus facilement et plus économiquement.
L’administration de ce type d’architecture se trouve simplifiée : la virtualisation permet de s’affranchir de scripts complexes pour synchroniser les données entre les serveurs et basculer les services. Il n’est nécessaire que de synchroniser l’intégralité des serveurs virtualisés concernés (un simple répertoire) et d’arrêter/démarrer l’intégralité du serveur virtualisé concerné.
Une architecture virtualisée permet de déployer plus rapidement et simplement de nouveaux serveurs, temporaires ou définitifs (serveur virtuel en secours d’un serveur physique en panne, serveur de pré-production, de test, ...).
Cela permet d’apporter des réponses efficaces dans des situations de crise où il s’agit de limiter au maximum une interruption de service.
Des machines physiques naît la virtualisation
L'augmentation des performances des machines physiques assure le succès actuel de la virtualisation. En effet, la machine physique pouvant accueillir de plus en plus de machines virtuelles, les coûts d'infrastructure des entreprises s'en trouvent véritablement allégés. D'autre part, la réduction drastique du nombre de machines physiques représente un atout sur le plan environnemental et notamment en termes de consommation électrique. Baisse des coûts, effort de rationalisation des ressources... autant d'avantages renforcés par une forte flexibilité puisque les ressources physiques allouées à un service peuvent être adaptées facilement en les démarrant ou les restreignant.
L'enjeu réel de la virtualisation n'en demeure pas moins puisqu'elle est un prérequis majeur de toute solution de haute disponibilité. Virtualisation et haute disponibilité deviennent en effet difficilement dissociables : les services non inter-dépendants sont isolés et peuvent être basculés d'une machine à une autre, de façon transparente pour les utilisateurs et sans rupture de service. Les solutions de sauvegarde externalisée sur des machines répliquées en miroir en sont le meilleur exemple.
Aujourd'hui il est démontré que la virtualisation présente avant tout un avantage économique grâce au partage et la mutualisation des ressources physiques. Or, la multiplicité des infrastructures virtuelles imposent un projet de virtualisation adapté et pensé pour la structure qui l’adopte. Pour la réussir, il faut fixer les objectifs, cibler les serveurs et les applications à partir d'un état des lieux des parcs matériels et applicatifs, évaluer les gains et adapter l'exploitation.
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